17 juillet 2026
Économie bleue et ICC : les partenaires du territoire construisent ensemble les formations de demain
« Construire aujourd’hui les compétences qui feront les filières d’excellence de demain »
Le vendredi 10 juillet 2026, le Pôle universitaire Michèle Weil a présenté la restitution des groupes de travail consacrés au développement des formations dans les filières Économie bleue et Industries Culturelles et Créatives (ICC).
Mobilisation collective autour des formations de demain
À l’occasion de cette rencontre, Monsieur Christophe RIOUST, Vice-président de Sète Agglopôle Méditerranée délégué à l’Enseignement supérieur, à la Recherche et à l’Innovation, a accueilli les partenaires du territoire et les a remerciés pour leur mobilisation et la qualité de leurs contributions.
Avec plus de 45 participants mobilisés sur cette action, cette rencontre a permis de présenter les principales contributions de la journée collaborative organisée le 11 juin 2026 et de rappeler l’importance de la coopération territoriale pour faire évoluer l’offre de formation au plus près des besoins des entreprises et des apprenants.
Développement des formations : de la stratégie à l’action
Ces travaux s’inscrivent dans la mise en œuvre du Schéma Local de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (SLESRI) de Sète Agglopôle Méditerranée, sous l’impulsion de la Région Occitanie.
L’objectif est de faire émerger, avec les acteurs du territoire, des parcours de formation adaptés aux transformations économiques, technologiques et environnementales, ainsi qu’aux métiers de demain.
Réunis autour de tables thématiques dans une démarche de co-construction et d’ateliers d’intelligence collective, les participants ont partagé leurs connaissances, leurs expériences et leurs besoins à partir de trois questions stratégiques :
- Quelles compétences sont nécessaires dans chaque filière ?
- Quelles formations et quels parcours existent déjà ?
- Quelles formations restent à créer ou à renforcer pour accompagner les compétences futures ?
Cette méthode a permis de croiser les regards, d’établir un diagnostic partagé et de faire émerger des propositions concrètes.
Les grands marqueurs de cette synthèse :
> Des enjeux communs aux deux filières
Les deux groupes de travail ont fait ressortir quatre grands défis partagés :
- 🌱 La transition écologique, avec la décarbonation des activités, la RSE et le développement durable ;
- 🤖 La transformation numérique, avec l’intelligence artificielle, l’automatisation et les nouveaux usages professionnels ;
- 👥 Le développement de profils hybrides, capables de mobiliser une double compétence technique et transversale ;
- 🏢 Le renforcement des fonctions support, notamment en management, marketing, ressources humaines, finance, droit et éthique.
> Trois orientations communes
- colorer les formations existantes pour mieux les adapter aux spécificités de l’Économie bleue et des Industries Culturelles et Créatives ;
- développer des modules courts, modulaires et professionnalisants, directement mobilisables par les entreprises et les salariés ;
- renforcer les liens entre les entreprises, les établissements d’enseignement et les organismes de formation, notamment par l’alternance, l’intervention de professionnels et la formation des formateurs.
> Des spécificités identifiées sur chaque thématique
🌊 Filière Économie bleue
Les échanges ont mis en évidence de nouveaux besoins liés :
· à la décarbonation des activités et des équipements ;
· aux biotechnologies marines ;
· à l’éolien offshore ;
· à la motorisation électrique et au rétrofit ;
· à l’automatisation, à l’intelligence artificielle et aux usages numériques appliqués aux métiers maritimes.
Les participants ont proposé de développer de nouveaux parcours diplômants, des certifications et des modules courts répondant rapidement aux besoins des entreprises.
Une priorité commune se dégage : renforcer l’attractivité des métiers de l’Économie bleue et rapprocher davantage les entreprises des organismes de formation.
🎬 Filière Industries Culturelles et Créatives
Cette offre reste cependant encore insuffisamment lisible et doit mieux anticiper les transformations rapides de la filière.
Les principaux besoins concernent :
· l’intelligence artificielle et les nouveaux métiers numériques ;
· la production virtuelle et les expériences immersives ;
· l’éco-production et la conception de décors responsables ;
· les compétences juridiques, notamment la propriété intellectuelle et les droits d’auteur ;
· les profils hybrides associant création, management, communication ou gestion ;
· la formation professionnelle continue sous forme de modules courts et accessibles.
La priorité est double : mieux valoriser les formations déjà présentes sur le territoire et anticiper les profondes mutations des métiers liées à l’intelligence artificielle et aux transitions environnementales.
Des échanges qui enrichissent et contribuent au projet de développement territorial
La restitution du 10 juillet a confirmé l’intérêt des partenaires pour poursuivre la réflexion et a permis d’enrichir les travaux issus des groupes de travail.
Plusieurs pistes d’approfondissement ont notamment été soulignés :
- Mieux articuler transitions écologique et numérique, en prenant en compte l’empreinte environnementale des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.
- Affiner l’identification des compétences émergentes, notamment dans les domaines de l’éolien flottant, du rétrofit nautique, des drones, de la téléopération, de l’électronique, de la réparation et du recyclage.
- Élargir la réflexion sur les Industries Culturelles et Créatives, en associant davantage les artistes, les métiers d’art et l’ensemble des acteurs de la filière afin de mieux identifier les besoins en compétences.
- Renforcer la complémentarité de l’offre de formation, en articulant les projets avec les formations déjà proposées par les établissements du territoire et des territoires voisins
- Renforcer l’attractivité des métiers, notamment dans les secteurs en forte tension comme l’éolien flottant, en développant les actions d’information, d’orientation et de promotion des formations.
- Articuler les travaux sur l’Économie bleue avec le projet MECENE Méditerranée Métiers et Compétences Nouvelles pour l’Éolien en Méditerranée porté par l’Université de Montpellier dans le cadre de l’AMI « Compétences et Métiers d’Avenir ».
Ces contributions viennent conforter les orientations retenues et alimenteront la poursuite de la feuille de route du SLESRI.
Prochaines étapes
Avec l’installation d’un comité de suivi de la démarche engagée à la prochaine rentrée universitaire, le travail se poursuivra autour de plusieurs priorités :
- prolonger la consultation auprès des entreprises du territoire afin d’affiner les besoins en compétences ;
- mobiliser les partenaires identifiés pour transformer les propositions en projets opérationnels ;
- faciliter la création ou l’adaptation des modules, certifications et diplômes proposés ;
- accompagner les porteurs de projets dans la recherche de partenariats et de financements ;
- suivre l’avancement des actions dans le cadre de la gouvernance du SLESRI.
Cette dynamique collective doit permettre de construire une offre de formation plus souple, plus attractive et davantage connectée aux réalités économiques du territoire.
Documents à télécharger
Retrouvez ci-dessous les documents issus de la démarche :
📄 Infographie de synthèse des groupes de travail
📄 Synthèse – Développement des formations de la filière Économie bleue
📄 Synthèse – Développement des formations de la filière Industries Culturelles et Créatives
📄 Restitution du 10 juillet 2026 avec contributions des participants